CAMEROUN : La Fondation SOSUCAM, la SOSUCAM et les producteurs de NDO sont en route pour la convergence sociétale !

Jeudi 13 juillet 2017, le GIC AGRIELCAM a inauguré son projet de Fond Permanent d’Aide et de Ravitaillement en Intrants Agricoles (PARIAF), en présence des autorités administratives et décentralisés, de la SOSUCAM qui était représentée par son Coordinateur d’Exploitation et son Responsable RSE

En 2016, à la question  « Avez vous eu une bonne récolte à cette campagne ? », le Gic Agrielcam a répondu : « Nos rendements sont faibles! ».

En effet, tout comme beaucoup de groupe, les producteurs rencontrent chaque année de nombreuses difficultés, liées à la faible mécanisation de leurs pratiques mais tout particulièrement au manque chronique de trésorerie. La saisonnalité de leur revenus, les diverses charges qui leur incombent (frais scolaires, …) et les faibles rendements agricoles qu’ils ont, ne leur permettent pas d’épargner et de disposer des fonds nécessaires pour acheter des intrants agricoles.

C’est sur ce constat que le GIC AGRIELCAM a déposé une demande d’appui auprès de SOSUCAM. Dans le cadre de la convergence sociétale qui existe entre la Fondation SOSUCAM et SOSUCAM, la Fondation a été sollicitée pour étudier le dossier, en lien avec les membres du GiC AGRIELCAM du village de NDO. Le projet a été élaboré sur la base de plusieurs volets :

Le premier volet

Il consiste à doter le groupe d’une caisse de fonctionnement destinée à permettre au GIC d’avancer sous forme de crédit aux membres les fonds nécessaires à l’achat de produits phytosanitaires (fongicides et insecticides) et de crédit scolaire via un crédit contracté auprès de SOSUCAM.

Cette somme ainsi que les intrants empruntés par les membres au GIC seront remboursés sans intérêt une fois la vente de cacao en commun effectuée en retenant un pourcentage de 5% sur les productions annuelles de chacun pour rembourser le prêt sur une période de 5 ans, en plus du remboursement des intrants empruntés au GIC AGRIELCAM qui eux permettront de renouveler la commande pour l’année prochaine.

Un bâtiment comprenant un bureau, du mobilier et un ordinateur a été construit. Il permet de stocker les données comptables et administratives de la Banque, mais aussi de servir de siège social pour le GIC.

Le projet PARIAF est administré par une gestionnaire qui a été préalablement formée par les Opérationnels terrains de la Fondation.

Le second volet

Il vise à doter le GIC d’un moulin humide et d’une égreneuse à maïs pour réduire la pénibilité du travail des femmes dans la transformation des produits des champs.

 Il s’agit d’un projet novateur dans le sens où il constitue le tout premier projet de convergence sociétale impliquant les populations locales, la Fondation SOSUCAM et SOSUCAM.

Lors de la cérémonie d’inauguration, le Président du GIC après avoir remercié comme il se doit les autorités présentes et les différentes parties prenantes du projet, a adressé un mot porteur d’espoir à toutes les personnes présentes :

« Ceci est une main qui nous vient du ciel, sachons donc en faire bonne usage. Car c’est une grande première dans notre contrée. Accueillons ce Fonds comme s’il était l’unique qu’on ait eu de toute notre existence. Et montrons à nos partenaires ô combien nous avons espéré ce joyau. Nous n’avons plus de raisons de ne pas cultiver ou encore de brader nos productions. Car tout est fait pour que nous puissions redonner à notre village sa renommée d’antan. Pour ceux qui ne le savent pas, ce village fut le grenier de la ville de MBANDJOCK et de toute la haute Sanaga. ZOA ZANGA Joseph, le plus grand planteur de ce Département ne venait-il pas de NDO ?

A tous les producteurs de NDO, cette banque est votre maison, n’hésitez pas à vous rapprocher d’elle. »

Néanmoins, le projet ne s’arrête pas là…

Le groupe bénéficie également d’une formation continue sur la culture du cacao s’étalant sur une période d’un an.

« Cette formation va vraiment nous aider. On pratiquait le cacao comme le faisait nos pères mais on ne savait pas qu’il fallait entretenir la plantation tout au long de l’année. C’est maintenant que le vrai travail commence. » (dixit un membre du GIC AGRIELCAM)

La formation a été conçue de telle sorte à former, appuyer et suivre les membres en fonction des différents travaux agricoles à effectuer au cours de l’année sur la plantation. A raison d’une formation théorique et de trois formations suivi/pratique par mois, cette formation permet de créer un climat de confiance où les producteurs qui ne peuvent pas toujours être privilégiés pendant les formations, peuvent facilement prendre la parole et poser les questions qui les préoccupent sans gêne.

Grâce à ces formations et avec l’aide du formateur M. ABASSA THOBIE Roger (encadreur de la firme AMS), les membres du GIC sont en train de remplir les premiers critères pré-requis pour intégrer l’entreprise Agroproduce Management Services (AMS), une des plus grosses entreprises exportatrices de cacao au Cameroun.

Ce projet novateur dans l’arrondissement du Mbandjock vise à autonomiser les planteurs du village de Ndo. Si cette banque produit les promesses des fleurs, cette initiative pourrait être dupliquée dans les autres villages de l’arrondissement pour le grand bien des populations.

Les Opérationnels Terrain.

Quelques photos de la cérémonie !

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